On le sait tous, wikipédia est devenu l'un des sites les plus populaires et les plus visités au monde, et est bien souvent la première chose que l'on va voir quand on ne connait rien à un sujet, ou si peu.
Lorsqu'un sujet (heureusement) relativement inhabituel, comme la probable fusion d'un réacteur de centrale nucléaire suite à un tremblement de terre ayant lui-même déclenché un raz-de-marée, fait les gros titres de la plupart des médias, on peut donc s'attendre à ce que les gens se précipitent sur les articles attenant au dit sujet.
Je ne vais pas faire ici la liste des articles en rapport plus ou moins lointain avec ce sujet (allant du principe du réacteur nucléaire à la tectonique des plaques, en passant par la géographie du Japon et les statues géantes de Gundam qui ont disparu dans la catastrophe - ou pas) pour aller par la suite sur http://stats.grok.se pour dire "Wah, ça monte les consultations". Ça serait vraiment perdre mon temps, et faire perdre celui de ceux qui n'ont rien d'autre à faire que lire ce billet.
Non je ne vais faire ça que pour quelques articles de chimie ciblés (parce qu'après tout je m'occupe de Chimie, Moi).
Or donc (on m'a dit que c'était obligatoire pour faire un billet sur ce blog, alors je m'y plie) , on peut en effet observer un « effet Fukushima » sur quelques articles de chimie, en particulier:
Pour ceux qui ne le sauraient encore pas, malgré ce déferlement médiatique, l'iode, et plus particulièrement l'iodure de potassium, est ce que l'on donne préventivement aux gens sur une zone de potentielle contamination nucléaire afin de saturer leur thyroïde (qui est la réserve naturelle d'iode dans le corps humain) en iode127, isotope naturel non radioactif, et éviter ainsi que celle-ci n'absorbe de l'iode131, isotope radioactif produit lors d'une explosion d'un réacteur à fission, et que celui-ci y reste longtemps après exposition entrainant notamment un cancer de la thyroïde.
Par contre, étrangement on observe rien, walou, peau de zob sur fr: (du moins à l'heure à laquelle je parle) - ou si peu - concernant l'acide borique (stats), qui lui sert dans une centrale nucléaire à absorber les neutrons et ainsi arrêter la réaction en chaîne d'une fission nucléaire. Trop technique pour le commun des mortels me direz-vous ? Très bien. Alors pourquoi la consultation de l'article a explosé de 800% sur en: (stats) et de près de 6000% sur de: (stats) ? Alors ?
Alors vous allez me dire, "c'est parce que l'article de fr:, il est naze." Alors d'abord tu surveilles ton langage (p'tit con), et si t'es pas content, tu te sors les doigts du *** et tu l'améliores. On est sur un wiki après tout.
Non, pour reprendre plus posément le fil de mon exposé, la qualité des articles dans les différentes langues n'influe à mon avis pas autant que ça, puisque ne serait-ce que pour savoir si l'article de fr: est... léger... encore faudrait-il aller le voir.
Donc si je devais chercher une explication, je me dirais que c'est extérieur à wikipédia, et probablement vient de ce qui nous envoie cet afflux de lecteurs: les médias. Une rapide recherche google actualités en français me donne, toujours à l'heure où j'écris ce billet, 4 résultats en français, dont 2 pertinents (un article du Figaro et un du Point sur le sujet). Le résultat est évidemment tout autre en anglais et en allemand.
Si je devais en conclure quelque chose, c'est qu'a priori, les médias français semblent plus prompts à informer sur les conséquences d'une explosion nucléaire et le moyen de se protéger des radiations que sur le fonctionnement, et les actions à effectuer pour stopper un réacteur nucléaire. Après tout, comme le soulignait un certain contributeur wikipédien (habituellement à tentacules, en ce moment ressemblant à un un gros canard à l'air débile), ce n'est pas dans un média français qu'on trouverait ce genre de choses...
Lorsqu'un sujet (heureusement) relativement inhabituel, comme la probable fusion d'un réacteur de centrale nucléaire suite à un tremblement de terre ayant lui-même déclenché un raz-de-marée, fait les gros titres de la plupart des médias, on peut donc s'attendre à ce que les gens se précipitent sur les articles attenant au dit sujet.
Je ne vais pas faire ici la liste des articles en rapport plus ou moins lointain avec ce sujet (allant du principe du réacteur nucléaire à la tectonique des plaques, en passant par la géographie du Japon et les statues géantes de Gundam qui ont disparu dans la catastrophe - ou pas) pour aller par la suite sur http://stats.grok.se pour dire "Wah, ça monte les consultations". Ça serait vraiment perdre mon temps, et faire perdre celui de ceux qui n'ont rien d'autre à faire que lire ce billet.
Non je ne vais faire ça que pour quelques articles de chimie ciblés (parce qu'après tout je m'occupe de Chimie, Moi).
Or donc (on m'a dit que c'était obligatoire pour faire un billet sur ce blog, alors je m'y plie) , on peut en effet observer un « effet Fukushima » sur quelques articles de chimie, en particulier:
- iode (stats)
- iodure de potassium (stats) (modeste article que j'ai créé il y a 2 ans, sans doute par traduction rapide de quelques bouts de l'article de en:, et dont les événement actuels m'encouragent à faire la traduction complète, maintenant que j'ai fini de classer la partie émergée de l'iceberg sur les archevêques français sur commons — cherchez pas y a aucun rapport)
Pour ceux qui ne le sauraient encore pas, malgré ce déferlement médiatique, l'iode, et plus particulièrement l'iodure de potassium, est ce que l'on donne préventivement aux gens sur une zone de potentielle contamination nucléaire afin de saturer leur thyroïde (qui est la réserve naturelle d'iode dans le corps humain) en iode127, isotope naturel non radioactif, et éviter ainsi que celle-ci n'absorbe de l'iode131, isotope radioactif produit lors d'une explosion d'un réacteur à fission, et que celui-ci y reste longtemps après exposition entrainant notamment un cancer de la thyroïde.
Par contre, étrangement on observe rien, walou, peau de zob sur fr: (du moins à l'heure à laquelle je parle) - ou si peu - concernant l'acide borique (stats), qui lui sert dans une centrale nucléaire à absorber les neutrons et ainsi arrêter la réaction en chaîne d'une fission nucléaire. Trop technique pour le commun des mortels me direz-vous ? Très bien. Alors pourquoi la consultation de l'article a explosé de 800% sur en: (stats) et de près de 6000% sur de: (stats) ? Alors ?
Alors vous allez me dire, "c'est parce que l'article de fr:, il est naze." Alors d'abord tu surveilles ton langage (p'tit con), et si t'es pas content, tu te sors les doigts du *** et tu l'améliores. On est sur un wiki après tout.
Non, pour reprendre plus posément le fil de mon exposé, la qualité des articles dans les différentes langues n'influe à mon avis pas autant que ça, puisque ne serait-ce que pour savoir si l'article de fr: est... léger... encore faudrait-il aller le voir.
Donc si je devais chercher une explication, je me dirais que c'est extérieur à wikipédia, et probablement vient de ce qui nous envoie cet afflux de lecteurs: les médias. Une rapide recherche google actualités en français me donne, toujours à l'heure où j'écris ce billet, 4 résultats en français, dont 2 pertinents (un article du Figaro et un du Point sur le sujet). Le résultat est évidemment tout autre en anglais et en allemand.
Si je devais en conclure quelque chose, c'est qu'a priori, les médias français semblent plus prompts à informer sur les conséquences d'une explosion nucléaire et le moyen de se protéger des radiations que sur le fonctionnement, et les actions à effectuer pour stopper un réacteur nucléaire. Après tout, comme le soulignait un certain contributeur wikipédien (habituellement à tentacules, en ce moment ressemblant à un un gros canard à l'air débile), ce n'est pas dans un média français qu'on trouverait ce genre de choses...